Quartiers &

transitions justes

Lutte contre les pollutions

La pollution correspond à la dégradation d’un environnement par des substances, déchets ou nuisances diverses. Elle affecte l’écosystème, le vivant et l’humain. En milieu urbain, les activités économiques et les déplacements renforcent la pollution atmosphérique (gaz d’échappement, fumées industrielles). On distingue ici trois formes de pollution :

Pollution de l’air : Elle résulte de l’accumulation de gaz et particules issus de l’activité humaine. On distingue polluants primaires (rejets directs) et secondaires (issus de réactions chimiques). L’ozone, polluant secondaire, provoque le “smog”, brouillard brunâtre au-dessus des grandes villes. Mais les impacts majeurs restent l’effet de serre (réchauffement climatique) et la destruction de la couche d’ozone. En France, près de 48 000 décès prématurés par an sont liés à la pollution de l’air. Les habitants des quartiers populaires sont particulièrement exposés, avec un accès aux soins plus limité, alors que le réchauffement global accentue encore les risques sanitaires.

Pollution de l’eau : Ses causes sont multiples : phénomènes naturels, déchets ménagers, rejets maritimes, exploitations industrielles et agricoles. Les pesticides représentent en France la première source de pollution des eaux de surface et souterraines. Cette dégradation entraîne l’abandon de nombreux captages d’eau potable : entre 1980 et 2021, 12 600 ont été fermés. Depuis 2022, près de 37 700 assurent encore l’approvisionnement. À long terme, l’ingestion d’eau polluée menace directement la santé humaine. Si agir à grande échelle reste complexe, des pratiques responsables au sein des foyers (gestion des rejets, réduction des produits toxiques) peuvent contribuer à limiter le phénomène. La sensibilisation des familles est donc un enjeu majeur.

Pollution des sols : Comme l’air et l’eau, les sols subissent l’impact des polluants liés aux transports, aux épandages agricoles (engrais, pesticides) et aux déchets industriels. En ville, la pollution est souvent héritée des anciennes activités industrielles, avec des métaux lourds persistants, rendant certaines terres inexploitables pour l’agriculture. Outre la baisse de production alimentaire, les sols contaminés dégradent aussi la qualité de l’eau. Ils interagissent également avec l’air, car un sol pollué peut libérer des gaz nocifs dans l’atmosphère.

La pollution forme un continuum aux effets multiples et coûteux. La prévention, notamment par une participation citoyenne renforcée et une meilleure gestion quotidienne des ressources, apparaît comme une réponse indispensable pour préserver l’environnement et la santé.

Outils et ressources

Partenaires mobilisables

  • Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) : coordonne des dispositifs pour améliorer le cadre de vie, réduire les nuisances et les pollutions.
  • Agence nationale sur le renouvellement urbain (ANRU) : les projets de renouvellement urbain peuvent intégrer des actions de dépollution.
  • Agence de la transition écologique (ADEME) : accompagne la réduction des pollutions (air, sols, déchets, bruit) via des expertises et financements.
  • Agence de l’eau : agit sur la qualité de l’eau et la dépollution des sols.
  • Agence régionale de santé (ARS) : surveille l’impact sanitaire des pollutions (air, bruit, sols) et soutiennent des actions de prévention.
  • Associations agréées de surveillance de la qualité de l'air (ATMO).
  • Bailleurs sociaux : peuvent réduire la pollution dans la gestion du bâti (matériaux, chauffage, gestion des déchets).
  • Banque des territoires : financent des projets intégrant des solutions de dépollution et d’amélioration environnementale.
  • CEREMA : apporte une expertise sur la qualité de l’air, la gestion des sols pollués et la mobilité durable.

Retour d'expérience

  • (Retour d’expérience Villes Caraïbes en cours)